Une fontaine est d'abord l’emplacement d’une source, une eau vive qui sort de terre. La fontaine est aussi la construction faite pour recueillir l'eau jaillissant d'une source ou amenée par un conduit.
La source était un endroit vital pour approvisionner la population. Les fontaines servaient aussi de point de repères, de lieu de rassemblement et certaines avaient des vertus particulières.
Le lieu-dit « foncartal », au nord du bourg, s’écrivait au 16ème « Fontquartal » et parfois « fontquartault » car le son « al » se prononçait « au » à l’époque. L’écriture du 16ème rend l’étymologie évidente : « les quatre fontaines », soit les quatre sources.
« Le grand chemin charral tendant du village de Fontquartal a la cure de Chaveroche et a la riviere de Besbre. »
Un autre document cite la fontaine Bonyot et la fontaine de Lespomat, situées toutes les deux en remontant de la Besbre, au sud du bourg de Chavroches.
« Dudit pont de Chavroches au long du ruisseau descendant de la fontaine Bonyot, laquelle fontaine joint à la grange et métairie de Jehan Merle. Et de ladite fontaine tendant de droit en droit à la fontaine de Lespomat, laquelle fontaine est dedans le pré dudit Merle. »
La fontaine des Paillots, la source du ruisseau qui alimente l’étang de Chavroches.
« premierement a prendre au Rifz descendant de la fontaine des maisons des paillotz. Icellui Rifz Venant et descendant droit a la fontaine de chaveroche appellee la fontaine saint pierre »
Le document situe La fontaine Saint Pierre juste au sud du bourg, à l’aplomb du château.
Ainsi, les documents du 16ème siècle citent 5 sources qui sont autant de repères pour limiter de zones qui donnent soit des avantages, soit des obligations fiscales.
Par exemple, on part de la source du ruisseau, on suit le ruisseau jusqu’à la rivière, puis on descend au fil de l’eau jusqu’à un autre ruisseau, avant de remonter vers le sommet de la butte de Chavroches.
Au 16ème, les limites ne sont pas représentées mais décrites par des repères simples dont l’emplacement est connu et fixe (rivière, ruisseau, sources).
Que sont devenues ces sources 5 siècles plus tard ? La source des Paillots existe toujours, mais les champs autour de Foncartal ont été drainés. L’eau coule encore au pied de la colline en allant vers la Pouge ou encore en contrebas du hameau des Lérets.
Saint Michel est représenté 4 fois dans l'église de Chavroches.
Saint Michel est, pour l’Église Catholique, le plus puissant et le plus beau de tous les Anges du Ciel. Il est l'archange guerrier qui soumet les révoltés contre Dieu. Chef de la milice céleste, il combat contre les anges rebelles et contre le Dragon de l'Apocalypse. Une partie de la légende de la fondation du Mont Saint-Michel est une transposition directe des textes bibliques.
Saint-Michel est souvent représenté en chevalier, combattant en armure, tenant une lance (parfois d'une épée de feu) et un bouclier orné d'une croix. Protecteur céleste, il terrasse le Démon. Il est généralement à pied tandis que saint Georges combat le Dragon à cheval, ce qui permet de les distinguer. Mais surtout, saint Michel est ailé tandis que saint Georges ne l'est pas. Le combat de l'archange Saint Michel contre le Dragon, figure allégorique du mal, est évoqué dans l'Apocalypse de Saint Jean. À l'issue de la lutte de l'archange contre les anges rebelles, le Dragon est terrassé et précipité sur la terre.
Saint Michel est surtout invoqué en Occident pour l'obtention de victoires militaires. Au Moyen Age, l'archange est également représenté pesant les âmes des morts car on le croyait capable de sauver les âmes de l'enfer. Il est aussi considéré comme l'Ange tutélaire de la France, depuis la construction de l'Abbaye du Mont Saint Michel, anciennement nommé « Mont Tombe ». Saint Michel est intervenu dans l'histoire de France, à de multiples reprises. Il guide ainsi Jeanne d'Arc pour libérer la France des Anglais.