Patrimoine de Jaligny et des alentours                

Souvenirs de moissons

Les moissons traditionnelles se sont arrêtées au début des années 1960, dans notre région. Les javeleuses, puis les moissonneuses ont été remplacées par les moissonneuses-batteuses.

La batteuse réunissait, souvent au mois d'août, toutes la famille et les voisins. C'était un grand jour, la "fête de la batteuse". Au début, la batteuse était actionnée par une "locomobile",  la "loco" comme on disait. Et les bœufs fournissaient encore leur force pour déplacer loco et batteuse. Puis ils furent remplacés par les premiers tracteurs agricoles qui faisaient tourner la grande courroie de la batteuse.

On employait encore la faux traditionnelle pour tracer des chemins ou pour couper le blé sous les arbres.

Collection de photos publiées sur le compte Facebook des "Amis du patrimoine"

 

LE TRAVAIL DE LA LAINE

Du mouton tondu jusqu'au petit gilet fantaisie, il faut présenter un processus artisanal précis et minutieux.

Ces photos sont extraites de la collection de l'atelier tissage de la Jimbrt'ée, à la grange de Corgenay, commune de Neuvy.

Lorsque les moutons sont tondus au printemps, la laine doit ensuite être longuement lavée et dégraissée. Une fois sèche, la laine est cardée pour la rendre homogène et la préparer au filage qui aura lieu à la main ou avec un rouet mécanique.

La laine peut s'utiliser brute (ou écrue)  mais il faut de préférence la teindre avec des teintures naturelles. On doit alors respecter un process précis et minutieux pour obtenir des teintes stables et homogènes.

Le stade final est bien-sûr le tissage sur des métiers à tisser en bois. La tisseuse est une experte pour monter les fils de trames et pour faire passer la navette à bon escient.

La toile produite est alors destinée aux mains des couturières pour en faire des gilets, des châles ou des sacs.